
1) Qu’est-ce qui t’as motivé à t’entraîner?
J’ai toujours été une fille très active. Plus jeune, j’ai pratiqué la gymnastique artistique et pendant 8 ans. Plus tard, j’ai participé à plusieurs compétitions d’athlétisme et j’avais joins l’équipe de soccer de mon école secondaire, sport que j’ai poursuivi au collégial en parallèle à la pratique du kickboxing. J’ai par la suite passée au yoga et aux pilates sur table. Au début de mes études universitaires, j’ai dû subir une intervention chirurgicale. Cette intervention a engendrée une perte de poids assez considérable et vu ma petite stature, la
plupart des personnes qui ne croisaient me demandaient très souvent si j’étais malade ou même si je me nourrissais. Pourtant, je savais que je m’alimentais bien et que je pratiquais
plusieurs sports donc, selon moi, j’étais bien. Après quelques temps, j’ai ressenti une certaine colère envers ces personnes qui, bien qu’inconsciemment et peut-être bien intentionnées, m’agaçaient continuellement quant à mon petit physique. J’avais alors compris que je devais agir. J’avais, moi aussi, constater que je me ne sentais pas bien dans ma peau. J’ai alors débuté à m’entraîner en salle de musculation délaissant ainsi les divers cours
d’aérobie. Je savais que pour me sentir mieux, j’avais besoin de prendre de la masse. L’idée n’a jamais été de devenir extrêmement musclée, mais plutôt d’obtenir une meilleure définition de mes muscles. Depuis, je ne peux me passer de l’entraînement en salle.
2) Qu’est-ce qui te garde motivé?
Il ne m’en prend pas beaucoup pour être motivée. Je suis une personne assez dynamique de nature et j’ai tendance à vouloir toujours me surpasser. Lorsque je m’entraîne, atteindre des objectifs particuliers est une source de motivation en soi. Plusieurs exercices sont presque infaisables au début de mes programmes et à chaque semaine, je constate une évolution. Cette évolution me permet de réaliser que je deviens en quelque sorte plus performante. Je suis devenu également consciente que pour obtenir certains résultats, je devais inévitablement faire des choses que je n’avais jamais fait. Je me répète souvent : «To get what you’ve never had, you must do things you’ve never done».
3) Qu’elle est ta partie du corps préférée à travailler?
J’aime faire mon dos et mes bras qui sont des parties du corps que l’on voit s’activer rapidement. Par contre, rien ne peut battre un entraînement de jambes! Une fois terminé, le corps entier semble avoir travaillé.
4) Quoi dire aux femmes qui ont peur de s’entraîner?
Je pense qu’il est tout d’abord important de comprendre et de savoir que les objectifs diffèrent d’une personne à l’autre. De voir des femmes s’entraîner peut devenir une source inspiration sans nécessairement désirer les mêmes résultats que celles-ci. On ne devrait jamais se laisser intimider par des hommes ou des femmes et on devrait toujours garder en tête ses propres objectifs. Il est parfois très facile de se comparer aux autres, mais l’essentiel demeure : il faut être en mesure de réaliser les objectifs que nous atteignons.
De plus, souvent les femmes ont tendance à croire que dès qu’elles lèveront le moindre haltère elles vont devenir excessivement musclées et perdront leur féminité. Je pense que cela est faux. Avant d’arriver à ce type de résultat, il est évident que vous allez vous en rendre compte. Aucune femme ne se lèvera un matin avec un physique totalement métamorphosé. Ce type de résultat demande beaucoup de temps. Donc, chaque femme pourra juger de ses résultats au jour le jour et modérer certains exercices si elle juge qu’une partie de son corps a pris plus
de masse que désirée.
Selon moi, un corps défini et ferme est le reflet d’un style de vie sain. L’état de notre
corps est l’exact reflet de notre état d’âme, de notre style de vie.
5) Sur la couverture de quel magazine voudrais-tu apparaître?
Être publiée est certainement un objectif que je me suis fixée en débutant mes entraînements. C’est un objectif que je qualifierais «d’inspiration». Loin de moi le désir de vouloir être connue et reconnue, mais je voudrais être capable de motiver les gens à se surpasser, à comprendre que rien n’est impossible et que malheureusement, c’est souvent des idées que nous laissons grandir dans notre subconscient qui nous freine à aller plus loin et à essayer de nouvelles choses.
Je pense que d’être publiée dans Fitness Québec (magazine québécois) serait déjà un beau succès. De plus, le Inside Fitness et Oxygen restent des beaux défis qui un jour pourront se réaliser.
